Poste de Praticien Hospitalier Pedopsychiatre Savoie

Pour ceux qui aiment la montagne : poste de PH 0,80 sur deux petits cmps enfants et adolescents :0,40 cmp de Bourg Saint Maurice + 0,40 Cmp de Moutiers en lien avec un PH à mi temps. poste attractif , équipe autonome et motivée.
Tel pour renseignements : DR SCHEER 0479605249
mail:C.SCHEER@chs-savoie.fr

Cri d’alarme des professionnels de la psychiatrie sur les « départs massifs » de soignants

PARIS, 28 janvier 2022 (APMnews) – Douze organisations représentant le secteur de la psychiatrie alertent dans un communiqué diffusé jeudi sur les « départs massifs » et « sans précédent » de médecins, et « désormais » de personnels soignants non médicaux, qui obligent les établissements psychiatriques à fermer des lits, voire des unités entières.

« Manifestement, la mesure de l’urgence et de la gravité de la situation de crise que connaît la psychiatrie publique dans notre pays est loin d’être prise en compte », déplorent les 12 organisations (liste ci-dessous).

Depuis plusieurs mois, le monde de la psychiatrie s’inquiète fortement d’une « crise d’attractivité sans précédent », selon les termes de la conférence nationale des présidents de commission médicale d’établissement (CME) de centres hospitaliers spécialisés (CHS) (cf dépêche du 21/06/2021 à 17:47), qui a d’abord touché le personnel médical (cf dépêche du 15/07/2021 à 17:51) puis non médical (cf dépêche du 17/11/2021 à 18:05).

Dans leur communiqué, les 12 organisations, qui alertent à nouveau sur les « départs massifs, et sans précédent de praticiens, même chevronnés » de leurs établissements, « aggravant ainsi une démographie médicale déjà en pénurie », constatent que « les personnels soignants non médicaux ont désormais rejoint ce mouvement de départ ».

Cette situation entraîne la multiplication des « fermetures de lits, voire d’unités entières », « forçant à des restructurations particulièrement délétères pour la prise en charge des patients dans des conditions souvent intolérables », s’inquiètent les organisations.

Dans ce contexte, « le discours du ministre de la santé », au congrès de l’Encéphale le mercredi 19 janvier (cf dépêche du 19/01/2022 à 17:37), « ne peut que laisser extrêmement perplexes les professionnels de la psychiatrie, patients et proches, au regard de la très triste réalité qu’ils vivent au quotidien sur le terrain ».

« Où sont les mesures urgentes et massives de renforcement de l’attractivité tant attendues? », s’interrogent-elles. Si le ministre « dit reconnaître ces difficultés, il n’annonce aucune mesure concrète de nature à améliorer l’attractivité de la discipline mais bien au contraire des ‘actions phares’ centrées sur la santé mentale et reléguant la psychiatrie au magasin des accessoires », continuent-elles.

Pour les organisations, « une fois encore, cet amalgame entretenu entre psychiatrie et santé mentale alimente la perte de sens que vivent actuellement les professionnels de la discipline ».

« Pourquoi dépister et diagnostiquer si au bout du compte les moyens de mise en oeuvre des orientations thérapeutiques nécessaires se révèlent nettement insuffisants voire inexistants? », constatent-elles. « Que penserait-on d’une politique de lutte contre le cancer qui miserait en priorité sur la prévention et abandonnerait dans le même temps les patients et les services d’oncologie à leur sort? », illustrent-elles.

Selon elles, « malgré les crédits de rattrapage alloués, notamment pour le renforcement de la pédopsychiatrie, les projets ne peuvent voir le jour faute de professionnels à recruter », ajoutent-elles.

Elles estiment également que « l’investissement hospitalier en psychiatrie reste très insuffisamment pris en compte » par la commission nationale de la psychiatrie (cf dépêche du 21/01/2021 à 13:50).

Les organisations déplorent que « tout se passe comme si » la « carence en professionnels » et la « dégradation de la qualité et la sécurité des soins » étaient « entérinées ».

Elles ajoutent que cette dégradation ne saurait être compensée par des dispositifs de type infirmiers en pratique avancée (IPA).

« Sans prise en compte de cette perte de sens maintes fois dénoncée par les signataires en termes d’urgence républicaine [cf dépêche du 11/10/2021 à 16:17], la perspective ne peut être que celle d’une aggravation de la situation déjà dramatique à laquelle est confrontée la psychiatrie en France », concluent les organisations.

Liste des représentants d’organisations signataires :

  • Marie Bur, Marc Fedele, Pascale Giravalli, coprésidents de l’Association des secteurs de psychiatrie en milieu pénitentiaire (ASPMP)
  • Marie-José Cortés, présidente du Syndicat des psychiatres des hôpitaux (SPH)
  • Claude Finkelstein, présidente de la Fédération nationale des associations d’usagers en psychiatrie (Fnapsy)
  • Claude Gernez, président de la Fédération française de la psychiatrie (Fédépsychiatrie)
  • Delphine Glachant, présidente de l’Union syndicale de la psychiatrie (USP)
  • Gladys Mondière, présidente de la Fédération française des psychologues et de psychologie (FFPP)
  • Christian Müller, président de la Conférence nationale des présidents de commissions médicales d’établissement (CME) de centres hospitaliers spécialisés (CHS), désormais ancien président (cf APM)
  • Annick Perrin-Niquet, présidente du Comité d’études des formations infirmières et des pratiques en psychiatrie (CEFI-Psy)
  • Marie-Noëlle Petit, présidente de l’Association nationale des psychiatres présidents et vice-présidents de CME des centres hospitaliers (ANPCME)
  • Norbert Skurnik, président de l’Intersyndicale de la défense de la psychiatrie publique (Idepp)
  • Olivier Tellier, président de l’Association française des unités pour malades difficiles (UMD)
  • Michel Triantafyllou, président du Syndicat des psychiatres d’exercice public (Spep)

POSTE DE PH TEMPS PLEIN DANS LE VAR

Je suis à la recherche d’un(e) PRATICIEN HOSPITALIER TEMPS PLEIN EN PSYCHIATRIE ADULTES, disponible à compter de mars 2022.

Il s’agit d’un poste dans le service PSY G02, situé à l’hôpital sainte Musse, faisant parti du centre hospitalier intercommunal Toulon – la Seyne sur mer, support de la GHT du Var.
La fiche de poste se trouve à 50 % sur l’unité ouverte d’hospitalisation temps plein, se trouvant à l’hôpital sainte Musse, à Toulon, et à 50 % sur le CMP en centre-ville de Toulon, au milieu du secteur, ce temps étant souple et aménageable en fonction des désidérata et des possibilités, sachant que le secteur comprend déjà 3 PH temps plein et un mi-temps quasiment exclusivement sur le CMP. Ce qui permet une grande diversité de pratiques et que chacun et chacune puisse s’épanouir professionnellement relativement librement, du moment que la permanence des soins est assurée.
– L’unité d’hospitalisation comprend 24 lits avec 8 chambres seules et 8 chambres doubles tout confort, permettant des hospitalisations à temps plein ou des hospitalisations de nuit, en fonction de l’état clinique des patients et de leur évolution, une chambre d’isolement et une chambre d’apaisement à orientation Snoezelen. L’équipe soignante est solide, jeune et investie, motrice dans les prises en charge institutionnelles et individuelles. Elle comporte en sus des IDE, AS et ASH, 3 psychologues qui interviennent également sur le CMP, 2 assistantes sociales, 1 psychomotricienne à mi-temps, une art-thérapeute à 30 %.
L’unité accueille des patients en hospitalisation libre, mais également sous contrainte en phase compatible avec une unité ouverte, sachant qu’il y a en face de l’unité le service intersectoriel fermé, ce qui permet des passages de l’un à l’autre très facile en cas de nécessité.

Le service est ouvert et intégratif, ce qui permet différents types de prises en charge, allant de la pharmacothérapie à diverses méthodes thérapeutiques : l’unité d’hospitalisation propose aux patients, outre leur prise en charge médicale et pharmacologique, une prise en charge de type psychothérapie institutionnelle autour d’activités à but thérapeutique (cuisine, théâtre, activités artistiques, rédaction d’un journal du service …), de sorties et séjours thérapeutiques sur l’extérieur, de prises en charges à médiation corporelle (théâtre, gym-éveil, relaxation, expression corporelle, yoga…).
Elle propose également des prises en charge spécifiques du psychotraumatisme (hypnothérapie, EMDR). Le service est support de la CUMP du Var, CUMP renforcée basée dans l’unité, avec un mi-temps de psychologue, un mi-temps de secrétaire et un mi-temps de psychiatre, venant encore renforcer l’équipe.

Le centre médico-psychologique accueille les consultations de 6 psychiatres, et se trouve dans le même immeuble que le CATTP et l’hôpital de jour, en centre ville de Toulon. En plus des venues des intervenants sociaux, psychiatriques et psychologiques alternant avec l’unité d’hospitalisation, 2 psychologues y interviennent exclusivement, une à mi-temps pour le psychotraumatisme et l’autre à 20 % à orientation cognitivo-comportementale, ainsi qu’une 3e assistante sociale à mi-temps. Une psychiatre à mi-temps est également experte auprès des tribunaux et des services de tutelle, ce qui facilite largement les démarches sociales.
En espérant avoir pu attirer l’intérêt de certains, sachant que nous sommes déjà suffisamment confortables dans nos pratiques, avec une équipe médicale jeune et solidaire, pour qu’un ou une nouvelle recrue puisse s’intégrer avec ses choix et ses orientations théorico-cliniques facilement.
Pour toute personne intéressée, ne pas hésiter à me contacter pour d’autres renseignements sur la vie du service et du pôle de psychiatrie au sein du CHG intercommunal.
Cordialement.

Dr Rossi, chef de service du secteur psy G02, responsable de la CUMP du Var
Contact: Dr Rossi Camille, 04-94-14-53-68, camille.rossi@ch-toulon.fr

Meilleurs voeux 2022

Chers adhérents et sympathisants,

Meilleurs Voeux 2022.

Vous trouverez, ci-dessous la fiche DGOS/RH du 27 décembre 2021 – Cadre relatif aux mesures d’isolement et de contention en psychiatrie à compter du 1er janvier 2022

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Fiche DGOS/RH du 27.12.2021
Cadre relatif aux mesures d’isolement et de contention en psychiatrie à compter du 1er janvier 2022

Dans sa décision 2021-912/913/914 QPC du 4 juin 2021, le Conseil Constitutionnel a jugé que l’article 66 de la Constitution, qui fait de l’autorité judiciaire la gardienne de la liberté individuelle, impose de soumettre à l’intervention systématique du juge judiciaire le maintien à l’isolement ou sous contention, au-delà d‘une certaine durée, des personnes hospitalisées sans consentement.

En conséquence, les troisième et sixième alinéas de l’article L. 3222-5-1 du code de la santé publique (CSP), dans leur rédaction résultant de la loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020 de financement de la sécurité sociale pour 2021, ont été déclarés contraires à la Constitution.

La déclaration d’inconstitutionnalité a été différée au 31 décembre 2021. Ces alinéas seront abrogés au 1er janvier 2022 et cesseront de s’appliquer à cette date (voir en annexe l’art. L. 3222-5-1 du CSP).

Le Gouvernement avait prévu, dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2022, de tirer les conséquences de cette décision et d’instaurer le contrôle par le juge des libertés et de la détention du maintien des mesures d’isolement et de contention au-delà d’une certaine durée. Toutefois, le Conseil constitutionnel a censuré ces dispositions dans sa décision n° 2021-832 du 16 décembre 2021, au motif qu’il s’agissait d’un cavalier social.

Les dispositions censurées par le Conseil constitutionnel le 16 décembre 2021 ont été réintroduites dans le projet de loi renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire adopté en Conseil des ministres aujourd’hui, avec pour objectif une adoption par le Parlement le 15 janvier prochain.

Après échanges avec le Ministère de la Justice, la présente fiche fait le point sur l’état du droit applicable entre le 1er janvier 2022 et l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions législatives dont l’examen au Parlement va commencer le 29 décembre prochain.

1- Le cadre juridique en vigueur pendant la période transitoire

La décision n° 2021-912/913/914 QPC du 4 juin 2021 va produire ses effets à compter du 1er janvier 2022. A cette date, seront abrogés :

– Le troisième alinéa de l’article L. 3222-5-1 du CSP. Il prévoyait la possibilité, pour

le médecin, de renouveler les mesures de contention et d’isolement au-delà des durées respectives de 24 et 48 heures, à condition d’en informer le juge des libertés et de la détention, ainsi que les personnes mentionnées à l’article L. 3211-12 du CSP. Il organisait également les conditions de saisine du juge des libertés et de la détention aux fins de mainlevée. Le juge des libertés et de la détention pouvait être saisi par ces personnes aux fins de mainlevée ou se saisir d’office. Il devait statuer dans un délai de vingt-quatre heures.

– Le sixième alinéa, de l’article L. 3222-5-1 du CSP. Il prévoyait que le médecin était tenu de délivrer l’information du renouvellement des mesures lorsqu’il prenait plusieurs mesures d’une durée cumulée de 48 heures pour l’isolement et de 24 heures pour la contention, sur une période de quinze jours.

Cette abrogation rend sans objet le renvoi opéré par l’article L. 3211-12 du CSP qui prévoit que le patient, un tiers ou le ministère public, peuvent saisir le juge des libertés et de la détention aux fins de mainlevée par en application du troisième alinéa de l’article L.3222-5-1 du CSP.

En revanche, au 1er janvier 2022, les dispositions suivantes continuent à s’appliquer :

– Les deux premiers alinéas de l’article L. 3222-5-1 du CSP, qui prévoient des limites maximales aux durées des mesures d’isolement (48 heures) et de contention (24 heures) décidées par le médecin en fonction de l’état de santé du patient.

– Le cinquième alinéa, qui prévoit que deux mesures distinctes d’isolement ou de contention doivent être espacées d’un délai de quarante-huit heures ; autrement dit, une mesure sera considérée comme nouvelle si elle est espacée d’au-moins 48 heures de la mesure précédente.

Il résulte de l’ensemble de ces éléments, qu’à compter du 1er janvier 2022, aucune mesure d’isolement et de contention ne pourra être légalement maintenue au-delà des durées respectives de 48 heures et 24 heures. En conséquence, aucune disposition législative ne permet au juge des libertés et de la détention d’autoriser le maintien de ces mesures au-delà de ces durées.

Cette limitation dans le temps des mesures d’isolement et de contention n’a pas pour effet de priver le juge des libertés et de la détention de sa compétence à contrôler les mesures d’isolement et de contention que lui reconnaissent :

– le IV de l’article L. 3211-12-1 du CSP pour statuer sur une mesure d’isolement ou de contention lorsqu’il exerce le contrôle d’une mesure d’hospitalisation complète en matière de soins sans consentement et qu’il n’ordonne pas la mainlevée de la mesure.

– le dernier alinéa du I de l’article L. 3211-12 du CSP, qui dispose que le juge des libertés et de la détention peut se saisir d’office à tout moment.

Pour rappel, sur les pièces dont dispose le juge pour statuer : l’article R. 3211-37 du CSP sur la saisine d’office prévoit que le juge demande au directeur de lui communiquer dans les 10 heures suivant la saisine d’office les pièces mentionnées au 2° du II de l’article R. 3211-34, soit les pièces utiles mentionnées à l’article R. 3211-12 ainsi que les décisions motivées relatives aux mesures d’isolement ou de contention dont le patient a fait l’objet et tout élément de nature à éclairer le juge.

Si le JLD reste compétent dans les hypothèses précédemment mentionnées, toute demande de mainlevée ou de maintien d’une mesure d’isolement ou de contention sera déclarée irrecevable dès lors qu’elle n’est plus prévue à l’article L. 3211-12 du CSP.

2- Les conséquences pour les établissements de santé autorisés en psychiatrie

– La motivation des décisions de recours à l’isolement et à la contention

Il est recommandé aux médecins décidant du recours à l’isolement ou à la contention de veiller à accorder une attention particulière, dans cette période spécifique et dans un objectif de protection juridique, à la motivation des décisions de recours initial et de renouvellement des mesures. Celle-ci doit mettre en évidence, conformément au I de

l’article L. 3222-5-1 du CSP, le fait qu’il s’agit d’une mesure de dernier recours, visant à prévenir un dommage immédiat ou imminent pour le patient ou autrui.

– La responsabilité des professionnels et des établissements en cas de maintien d’une mesure au-delà des durées légales

Si l’illégalité de la prolongation d’une mesure d’isolement ou de contention au-delà des durées légales susmentionnées devait être constatée par un juge des libertés et de la durées légales susmentionnées devait être constatée par un juge des libertés et de la détention, la responsabilité qui pourrait être éventuellement recherchée à ce titre par un patient serait celle de l’établissement dans lequel ce dernier est accueilli et non pas la responsabilité personnelle du praticien.

Les équipes du bureau R4 de la DGOS (DGOS-R4@sante.gouv.fr) restent à votre disposition pour répondre à vos questions sur ce sujet.

Ségur de la Santé/Covid-19/Hôpitaux : Quelles réponses à l’épidémie et le travail des praticiens à l’issue du Ségur de la Santé ?

Avec :
Le Pr Sadek Beloucif, anesthésiste-réanimateur, président du Snam-HP
Le Dr Norbert Skurnik, psychiatre, président de la CMH
Le Pr Djillali Annane, réanimateur, président du Syndicat national des médecins réanimateurs des hôpitaux publics (SNMRHP),
Le Pr Jean-Philippe Derenne, pneumologue, président du Syndicat national des pneumologues des hôpitaux (SNPH)

et avec la participation :
du Pr Pascal Le Corre, pharmacien, président du Syndicat national des pharmaciens hospitaliers et hospitalo-universitaires (SNPHPU)
du Pr Frank Boudghène, radiologue, ex-président du Syndicat des radiologues hospitaliers (SRH)
du Pr Jean-Gérard Gobert, biologiste, président de la fédération nationale des syndicats de praticiens biologistes hospitaliers et hospitalo-universitaires (FNSPBHU).